Patients à Haut Risque
d'Endocardite Infectieuse

Recommandation AFSSAPS-ANSM septembre 2011

  • Ce groupe réunit uniquement les patients présentant une cardiopathie définie comme étant à haut risque d’endocardite infectieuse.
  • En conséquence, ce risque d’infection exclu les patients présentant une cardiopathie définie comme étant à risque faible ou modéré d’endocardite infectieuse (par exemple l’insuffisance mitrale).

Liste des cardiopathies définie comme étant à haut risque d’endocardite infectieuse

  • Prothèse valvulaire (mécanique ou bioprothèse) ou matériel étranger pour une Chirurgie valvulaire correctrice.
  • Antécédent d’endocardite infectieuse.
  • Cardiopathie congénitale cyanogène :
    • Tétralogie de Fallot
    • Sténose et atrésie pulmonaire (à condition d’avoir un shunt intra-cardiaque)
    • Transposition des gros vaisseaux
    • Atrésie tricuspide
    • Oreillette unique
    • Retour veineux anormal total ou partiel
    • Tronc artériel commun
    • Cœur univentriculaire
    • Maladie d’Ebstein
  • La Société Française de Chirurgie Orale précise pour les Cardiopathies Congénitales :
    • cyanogène non réparée, y compris shunts et conduits palliatifs
    • complètement réparée avec matériel prothétique, placé par cathétérisme ou chirurgicalement, pendant les 6 mois suivant la procédure
    • réparée avec défauts résiduels sur le site ou adjacent au site du patch prothétique

Liste des actes contre-indiqués chez les patients HREI

  • Anesthésie intraligamentaire
  • Traitement endodontique des dents à pulpe non vivante, y compris la reprise de traitement
  • Traitement endodontique des dents à pulpe vivante en plusieurs séances ou sans champs opératoire
  • Amputation radiculaire
  • Transplantation
  • Réimplantation
  • Chirurgie Périapicale
  • Chirurgie Parodontale
  • Chirurgies implantaires et péri-implantaires
  • Mise en place de matériaux de comblement
  • Chirurgie pré-orthodontique des dents incluses ou enclavées

Patients Immunodéprimés

Recommandation AFSSAPS-ANSM septembre 2011

Dans ce groupe, le risque infectieux est considéré comme lié à tout facteur responsable d’une immunodépression, qu’elle soit congénitale ou acquise. En l’absence de critères objectifs, biologiques ou cliniques, permettant de l’évaluer, la décision d’inclure un patient dans cette catégorie de risque doit être prise en bonne intelligence entre, d’une part, le chirurgien-dentiste ou le stomatologue et, d’autre part, les médecins concernés.

L’ECN Pilly décrit les différents types d’immunodépressions ainsi :

  • Neutropénie (traitement myelo-toxique tel que la chimiothérapie)
  • Déficit de l’immunité humorale (hypo/agammaglobulinémie, déficit immunitaire commun variable, hémopathie lymphoïde)
  • Déficit de l’activation du complément
  • Déficit de l’immunité cellulaire (immunosuppresseur, hémopathie, greffe, VIH…)
  • Déficit sélectif (splénectomie, asplénie, diabète, insuffisance rénale chronique, éthylisme, cirrhose, biothérapies)